corps-réceptacle       tout laisser couler      rien ne m'appartient




Je ne sais nommer ma danse, ni la placer dans une catégorie ou un style.
Si je dois me référencer à un courant ce serait celui du mouvement Butô.
Hijikata Tatsumi, fondateur du mouvement Butô, disait « chercher dans son corps. »

J'ai exploré les chemins du corps, comme une aveugle dans un grotte à la recherche de la lumière.       
Rencontrer le souffle, l'ossature, les articulations, les tissus, la chair,
 les fluides, les organes, l'énergie.
Des émotions, des sensations, des images, des mémoires apparaissent et disparaissent dans le champs de la conscience.
Dévoiler les recoins.
Faire place, se laisser traverser.
Une porte s'ouvre à la présence, au « je suis » sans attribut, hors du mental, 

à quelque chose de plus infini, de plus intemporel et impersonnel.
Si il y a un état idéal quand je danse, c'est celui du renoncement au moi, à l'idée d'être une personne qui serait l'auteur.
Ancrée en la présence, témoin silencieux.

 Un corps-réceptacle appartenant à l'existence, où tout peut se manifester.
Le corps peut trembler, se rétracter, se densifier, avoir des mouvement saccadés, des états de suspension, d'expansion, de déploiement, d'équilibre précaire, d'immobilité, d'extrême lenteur, de vivacité....
Je sens une force qui me sous-tend et qui fait vibrer chaque cellule. 

En état de fusion avec je disparais.      
Je suis dansée.




anne-cécile Deliaud débute il y a plus de 15 ans avec le théâtre sous la direction de Maria-thérésa Valdez. Deux années de « laboratoire », une pièce « nazebrock »  présentée à Saint Denis (93) et à Berlin. Parallèlement elle découvre le butô, se forme auprès de Séverine Delbocq, Richard Caire, Sumako Koseki, Atsushi Takenouchi, J.Daniel Fricker et suit sur plusieurs années l'atelier «de théâtre pluridisciplinaire » de Werner Büchler.

Elle danse dans deux chorégraphies de Séverine Delbocq, et dans un spectacle « Butô-byô  d'AtsushiTakenouchi.
Danseuse dans la pièce de théâtre « Une nuit d'été » et comédienne dans « Merveilleuse la vie » de Werner Büchler.
 

Elle danse dans différentes lieux, en intérieur comme en extérieur (théâtre, vernissage exposition, festival, guinguette, cabaret, parc, rue, chez l'habitant...) seule ou en lien avec des artistes en danse, musique, poésie, art plastique, théâtre, photographie : Delphine Chomel violon voix, Jean-Marie de Crozals poète, Jérôme Antonuccio tambourophone, Marijo Marchand photographe, Pierre Diaz saxophones, flûtes, clarinette basse, Gilles Dalbis percussions, Ma Thévenin plasticienne, Jérôme Medeville pianiste classique, Georges Ouanounou peintre...

« ilya : solo butô », « allouma : butô – violon & voix », « rituels de l'instant : butô – musique – poésie de Basho », « triptyque » : butô texte – voix - saxophone, flute », « femmes : butô collectif », « la femme inconnue : butô collectif », « circé : nuit des musées, butô – violon - voix », « beautés fragiles : butô – haïkus », « lignes de corps :  butô – saxophone – dessin à l'encre », « mémoire du corps, poussières d'étoiles : butô & installation plastique », « chaque chose est à sa place, je rentre à la maison : butô & installation plastique », « le fil à l'âme », « métamorphose : solo butô »...



en création

« de nada » solo en butô

« iris d'eau », avec Marijo Marchand, photographe - Jean-Marie de Crozals, poète

« état de corps » avec Marijo Marchand, photographe

    « de chair & de boue », film de Cécile Couraud


 
Elle anime des ateliers mensuels « une approche du butô »  à Montpellier et Pézenas (34).

Elle intervient dans les écoles primaires de Pézenas, dans le cadre de la restructuration des temps scolaires.